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Le chemsex, une pratique sexuelle dangereuse

Pierre Palmade et le chemsex, un cas isolé ?


Le sexe et la drogue ne font jamais bon ménage. Et les conséquences peuvent être parfois désastreuses. Gros plan sur la pratique dangereuse du chemsex dont l’humoriste Pierre Palmade en a fait indirectement les frais en étant impliqué dans un accident causant la mort d’un enfant à naître.

Homme avalant une pillule. Le chemsex est une pratique illégale.
Pierre Palmade et le chemsex, un cas isolé ?

Quelle est cette histoire sinistre impliquant Pierre Palmade ?


L’acteur et metteur en scène Pierre Palmade est impliqué dans un dramatique accident de la route en Seine-et-Marne dans la nuit du 10 au 11 février dernier. Roulant à vive allure et sous l’emprise de drogues, la voiture que conduisait Pierre Palmade a heurté frontalement le véhicule d’une famille arrivant dans le sens inverse. Une femme enceinte de 6 mois et demi, passagère de la voiture percutée, a perdu son bébé dans l’accident. Un drame qui dépasse le simple fait divers.


Avant de prendre la route, Pierre Palmade aurait fait la fête pendant plus de 24h en compagnie de 4 jeunes. Au menu : chemsex, c’est-à-dire sexe et prise de drogues. En l’occurrence de la cocaïne et sans doute encore d’autres substances mais les médias n’en font pas explicitement référence.


Les drogues et le sexe, un cocktail explosif et bien sûr incompatible avec la conduite.


Pierre Palmade est un humoriste qui ne fait plus rire. Suite à cet accident tragique, une enquête pour blessure et homicide involontaire a été ouverte par la Justice. L’acteur risque jusqu’à 10 ans de prison.


Depuis ce drame, la pratique du chemsex est sous les feux des projecteurs des médias.


Sexe sous l’emprise des drogues : le chemsex


Le chemsex est une pratique sexuelle considérée comme extrême.


Son nom vient de la fusion de 2 mots anglais « chemical »(=chimie) et sex.


Le chemsex désigne tout type de rapports sexuels sous l’effet des drogues (= substances psychoactives), hors tabac, alcool et cannabis.


Ces substances sont très puissantes, comme le GHB, la kétamine ou encore la MDMA.


Mais en fait, que recherchent ceux qui pratiquent le chemsex ?


Certaines drogues peuvent avoir des effets très intenses sur la sexualité de ceux qui les consomment : attractivité sexuelle, durée d’un rapport, confiance en soi…


Par exemple, la MDMA, surnommée la drogue de l’amour, peut altérer nos sens et augmenter les sensations au lit. Par exemple, le toucher va être décuplé, même si l’érection peut être plus difficile à venir. Dans ce cas, la MDMA sera parfois combinée avec la prise de viagra.


Le GHB est aussi une drogue souvent utilisée durant une partie de chemsex. Elle est d’ailleurs réputée pour augmenter la libido de ceux qui en prennent. De nombreux homosexuels en font l’usage. Car très relaxant, le GHB facilite les rapports anaux.


Enfin, la Kétamine est une autre drogue très prisée par les adeptes du chemsex. Cette substance, détournée de son utilité d’origine*, est un anesthésiant très puissant. Par exemple, elle facilite la pratique sexuelle extrême du fist en détendant certaines zones du corps.


MDMA, GHB, kétamine... Cette liste n’est pas exhaustive. D’autres drogues peuvent être utilisées par les adeptes du chemsex, comme les autres cathinones (3-MMC, 4-MEC, méphédrone…), méthamphétamine ou encore la cocaïne.

Produits et médicaments
*La kétamine est au départ un produit utilisé par les vétérinaires comme anesthésiant pour les chevaux avant une opération chirurgicale.

Carl partage son expérience du chemsex


Carl, qui avait témoigné au sujet de l’orgasme du point P, avait également reconnu en off avoir déjà expérimenté des rapports sexuels sous l’emprise des drogues. Nous l’avons rappelé pour témoigner à propos de cette pratique hard.


Il raconte notamment avoir expérimenté l’orgasme prostatique après la prise d’un ecstasy.

« En plein rapport vaginal classique, ma copine de l’époque a commencé à m’enfoncer un doigt dans l’anus. C’était très excitant et j’en ai joui. Franchement, je ne suis pas sûr qu’avoir un orgasme du point P aurait été possible sans la prise d’un ecstasy. Ce soir-là, l’acide m’a complètement désinhibé. »

Mais la prise de drogues durant un rapport sexuel n’est pas toujours une réussite, loin de là.


Carl se souvient d’une autre fois où, drogué à la MDMA, il était très excité avec sa copine, mais n’a pas réussi à avoir une érection.


« On a tout essayé ! Caresses, masturbation, fellation… Et tout ça pendant des heures. Rien n’y a fait ! En fait, je me sentais excité mais mon sexe ne répondait plus à rien. »
homme donne une pilule à une fille. Le chemsex est une pratique illégale.
Le chemsex peut rendre dépendant à la drogue mais aussi au sexe.

Le chemsex : une pratique de plus en plus tendance ?


L’usage de drogue durant une relation sexuelle : fait divers avec Pierre Palmard ou fait de société ?


La prise de substance dans un contexte sexuel ne date pas d’hier puisque dès la Rome Antique, une boisson à base de pavot à opium - le Cocetum - était bue par les jeunes Romains avant un rapport sexuel.


Bien plus tard, le terme chemsex commence à être utilisé par les homosexuels dans les années 1990 aux Etats-Unis.


En France, ce n’est qu’à partir des années 2000 que le chemsex a commencé à émerger toujours au sein de la communauté homosexuelle.


Pourtant, le phénomène du chemsex tend à se généraliser et ne touche pas uniquement la communauté homosexuelle.


Cette pratique aurait même tendance à se populariser parmi les hétérosexuels depuis 2010 selon un rapport rendu public par le ministère de la Santé. Oui, ce phénomène serait déjà bien présent dans les milieux libertins hétérosexuels.


Toujours selon ce rapport, entre 100 000 à 200 000 personnes en France seraient concernées par cette pratique en France. Un chiffre alarmant.


Chemsex : une pratique interdite et dangereuse


L’accident impliquant Pierre Palmade et causant la mort d’un enfant à naître est un nouvel exemple que le chamsex, ou simplement la prise de drogue, peut être très dangereux. Pour ceux qui en consomment mais aussi pour la société toute entière.


Si l’usage de drogue durant des rapports sexuels peut effectivement faire lever certains taboues ou donner cette impression de liberté, le chemex est une pratique à ne tenter sous aucun prétexte.


Car les risques sont nombreux.


Tout d’abord, vous pouvez facilement perdre conscience de vous-mêmes et de vos limites.


Sous l’effet des drogues, les consommateurs, complètement décomplexés, peuvent en effet être amenés à ne pas se protéger durant les rapports sexuels facilitant la transmission de maladies sexuellement transmissibles.


Mais ce n’est pas tout : la prise de drogue peut provoquer des overdoses aux conséquences tragiques.


Une surdose de certaines substances comme le GHB peut entraîner une perte de conscience, voire un coma.


Le GHB est d’ailleurs surnommé la drogue du violeur. Le principe de ces criminelles est simple : ils déposent une grosse quantité de GHB dans les verres d’inconnu(es), sans leur consentement bien sûr, et profitent de leurs victimes après qu’elles aient perdu conscience sous l’emprise de la drogue.


Enfin, inutile de rappeler que l’usage des drogues est interdit. Que vous en vendiez ou consommiez, les poursuites judiciaires peuvent être très importantes.

Dites non au chemsex
Le chemsex est une pratique illégale. Dites non au chemsex !

Conclusion : le chemsex, une pratique sexuelle à ne jamais expérimenter


Le tragique incident impliquant Pierre Palmade est un douloureux rappel à la réalité : la drogue et le chemsex sont dangereux et les conséquences dramatiques peuvent être irréversibles.


Le sexe est si bon pourtant… Mais il doit toujours être pratiqué dans de bonnes conditions. Et la drogue n’en fait clairement pas partie.


À savoir, les adeptes de chemsex peuvent avoir de grandes souffrances personnelles : solitude, manque de confiance en soi, dépression... Le chemsex peut vous rendre dépendant à la drogue, mais aussi au sexe.


Si vous souffrez d’addictions, n’hésitez pas à en parler autour de vous et à vous faire aider.








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